Comprendre la SEP

Qu’est-ce que la SEP?

La sclérose en plaques (SEP) est une maladie complexe et très imprévisible. Dans la SEP, le système immunitaire s’attaque au système nerveux central (SNC) et finit par détruire l’enveloppe protectrice qui recouvre les nerfs. Ce dommage permanent est appelé sclérose. En fait, le nom de sclérose en plaques fait référence à la présence de nombreuses cicatrices (plaques) aux endroits atteints.

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Faits saillants sur la SEP

La SEP et l’organisme

La SEP est une maladie auto-immune du système nerveux central (SNC), qui est constitué du cerveau et de la moelle épinière; son évolution et ses symptômes varient beaucoup d’une personne à l’autre.

Normalement, le système immunitaire protège l'organisme contre les virus, les bactéries et les autres envahisseurs biologiques.

En présence de la SEP, le système immunitaire provoque de l’inflammation ou de l’œdème autour des vaisseaux sanguins dans le cerveau et la moelle épinière, où il entraîne la formation de petites zones endommagées appelées « lésions ». La SEP peut survenir à tout âge, mais elle est couramment diagnostiquée entre 20 et 49 ans, bien qu’elle puisse apparaître plus tôt ou plus tard.

GLOBULES BLANCS

Chez les personnes atteintes de SEP, les globules blancs quittent la circulation
sanguine et pénètrent dans le système nerveux, où ils ne sont pas censés être.

DÉMYÉLINISATION

Quand les globules blancs rencontrent les cellules nerveuses, ils attaqueraient l’enveloppe protectrice qui recouvre les fibres nerveuses, la gaine de myéline.

INFLAMMATION

Chez la personne atteinte de SEP, l’inflammation ainsi que les dommages à la myéline et aux fibres nerveuses affaiblissent la transmission de l’influx nerveux entre le cerveau, la moelle épinière et le reste de l’organisme.

Quand le cerveau ne communique pas avec les nerfs et les muscles de façon normale, les symptômes de la SEP peuvent survenir (tels que des troubles de la vision, de la mobilité, de la coordination ou de l’équilibre).

La nature complexe de la SEP

Les chercheurs n’ont pas encore établi la ou les causes exactes de la SEP. Toutefois, selon les données actuelles, le mode de vie joint à des facteurs environnementaux, génétiques et biologiques contribueraient à l’apparition de la SEP.

Les trois formes de SEP et leurs effets sur l’organisme

Dans le cas de la SEP, l’évolution de la maladie et l’éventail des symptômes varient d’une personne à l’autre. Il existe aussi diverses formes de la maladie, soit des formes dites rémittentes ou cycliques et des formes progressives.

Les personnes atteintes d’une forme rémittente de la SEP présentent des périodes d’activité manifeste de la maladie (poussées) entrecoupées de périodes de rémission ou de rétablissement. Les personnes atteintes d’une SEP progressive présentent une progression constante et graduelle de l’incapacité.

Il existe trois formes de SEP et il y a aussi ce qu’on appelle le syndrome clinique isolé (SCI).

Syndrome clinique isolé (SCI)

À la suite d’un épisode unique de symptômes neurologiques évoquant la SEP, il n’y a pas toujours suffisamment de preuves pour justifier un diagnostic complet de SEP.

  • On parle alors d’un SCI et c’est généralement la forme la plus précoce de la SEP.
  • Le traitement peut être instauré à ce stade, avant la survenue d’un autre épisode.
SEP rémittente

La SEP rémittente (ou cyclique) est la forme de SEP la plus courante, couramment observée chez les patients au moment du diagnostic initial.

  • Cette forme de SEP est caractérisée par des poussées ou rechutes clairement définies et suivies d’un certain degré de rétablissement. Elle touche 85 % à 90 % des personnes atteintes de SEP.
  • Les poussées ou exacerbations (crises de symptômes) sont entrecoupées de périodes de rétablissement (ou de rémission). Le degré de rétablissement varie – les rémissions peuvent être complètes ou partielles par rapport à l’état prépoussée.
  • Les poussées peuvent être de courte durée, soit de 24 à 48 heures, mais leur durée moyenne est de 8 semaines.
  • Environ la moitié des personnes recevant le diagnostic de SEP rémittente présenteront une SEP progressive secondaire au bout de 10 à 20 ans.

RRMS infographic (adapted from Lublin et al., 2014)RRMS infographic (adapted from Lublin et al., 2014)

SEP progressive secondaire

Certaines des personnes chez lesquelles une SEP rémittente est diagnostiquée finissent par présenter la forme progressive secondaire de la maladie, où les symptômes et l’incapacité s’aggravent progressivement au fil du temps. La SEP progressive secondaire est qualifiée d’active (poussées manifestes) ou de non active, avec ou sans progression (aggravation des symptômes).

  • Bien qu’il s’agisse techniquement d’une forme progressive de la SEP, la SEP progressive secondaire, à ses débuts et jusqu’au stade intermédiaire, ressemble davantage à la SEP rémittente, car il arrive assez souvent que le patient présente des poussées et des rémissions.
  • Par la suite, une détérioration plus soutenue des fonctions physiques et cognitives commence à prédominer et les poussées deviennent plus rares.

SPMS infographic (adapted from Lublin et al., 2014)SPMS infographic (adapted from Lublin et al., 2014)

SEP progressive primaire

Cette forme de SEP touche environ 15 % des personnes atteintes et c’est la forme généralement diagnostiquée après l’âge de 40 ans.

  • Cette forme de la SEP est caractérisée par l’absence de poussées ou d’exacerbations définies, mais au fil des années, il y a une détérioration constante et graduelle des fonctions physiques et cognitives.
  • On observe parfois de petites améliorations ou des plateaux (quand les symptômes de la maladie se stabilisent), mais dans l’ensemble les symptômes ont tendance à s’aggraver graduellement.
  • Les personnes chez lesquelles on diagnostiquait dans le passé une SEP dite progressive récurrente (environ 5 % des cas de SEP) reçoivent maintenant le diagnostic de SEP progressive d’active (en présence de poussées ou de nouvelles lésions à l’IRM) ou de non active. La désignation SEP progressive récurrente ne s’emploie plus.

PPMS infographic (adapted from Lublin et al., 2014)PPMS infographic (adapted from Lublin et al., 2014)

Comprendre les répercussions de la SEP

LE PROCESSUS SYMPTOMATIQUE

Au début de la SEP, le système nerveux répare habituellement les dommages causés à la myéline par une poussée (aussi appelée rechute ou exacerbation).

À mesure que la SEP progresse, le système nerveux arrive à réparer la plupart des dommages, mais pas tous.

Par conséquent, des symptômes résiduels s’accumulent et l’incapacité progresse.

DES FAITS SUR LES POUSSÉES

La survenue d’une poussée ou rechute signifie que la SEP est active.

Les symptômes qui se manifestent pendant les poussées sont attribuables aux lésions dans le SNC. Les poussées sont caractérisées par l’apparition de nouveaux symptômes ou par une aggravation importante des symptômes existants. Les symptômes varient en fonction de la partie du SNC endommagée et de la sévérité des dommages.

L’histoire de Kim

Explorer comment la SEP progresse au fil du temps

Les symptômes de la SEP s’aggravent à mesure que la quantité de nerfs endommagés augmente.

La progression de la SEP varie en fonction de l’étendue des dommages causés aux nerfs, de la vitesse à laquelle les dommages surviennent et de l’endroit touché. La recherche a montré que la SEP continue à progresser même en l’absence de poussées. Cela se produit parce que la SEP a deux composantes : la maladie invisible et ses résultats visibles.

L’aspect invisible de la SEP est l’inflammation continue dans le cerveau et la moelle épinière, qui cause :
DES CICATRICES et une PERTE DE TISSU NERVEUX

Poussées : épisodes temporaires de difficultés liés à la marche, à la parole ou à la vue

Incapacité physique : troubles sensoriels, moteurs ou autres problèmes neurologiques qui persistent ou qui continuent à progresser

Dysfonction cognitive : problèmes de mémoire ou autres troubles de la capacité de raisonnement

Quand la SEP progresse, le degré d’incapacité augmente constamment, sans périodes de rechute entrecoupées de périodes de rémission.

Les dommages dans le système nerveux s’aggravent et les symptômes limitent davantage les capacités si la SEP n’est pas traitée.

  • Il faut traiter la SEP aussi tôt que possible, même si la maladie est dans une phase invisible.
  • Un traitement précoce peut aider à ralentir la progression de l’incapacité et à prévenir l’apparition des lésions.
  • Des médicaments à base d’interféron ont été utilisés pour ralentir la progression de l’incapacité chez des patients présentant une SEP rémittente ou une SEP progressive secondaire.

En l’absence d’un traitement, une SEP cyclique peut évoluer pour devenir une SEP progressive secondaire, où le degré d’incapacité s’accroît constamment, sans périodes de rechute et de rémission.

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